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Todor Jandric, comme un poisson dans l’eau

Moins d’un an après son arrivée à Créteil, Todor Jandric est un homme heureux. Notre jeune portier croate, qui a fêté ses 24 ans il y a quelques jours, est comme un poisson dans l’eau. Et quand vous le voyez circuler dans les rues de Créteil sur sa trottinette électrique, il y a fort à parier qu’il aura le sourire aux lèvres. « Je suis super content ici, il y a tout pour être heureux. Venir à l’étranger a été une grande décision dans ma carrière, mais je ne regrette rien ! » sourit le Bélier, qui devrait être rejoint par sa compagne cet été. Volleyeuse professionnelle, Todor l’a rencontrée au hasard d’un match de Champions League contre Celje, lui sur le terrain, et elle dans les tribunes. Et depuis, ils ne se sont plus quittés. Et grâce à un petit coup de pouce du destin, forcé par quelques membres du staff cristolien, elle le rejoindra sur Paris la saison prochaine. « Je sais que tout le club a fait beaucoup pour qu’elle trouve un club à Paris. Je suis très reconnaissant, vraiment. »

En attendant d’être rejoint par sa chère et tendre, Todor Jandric est bien entouré dans le vestiaire. Jonglant entre le serbo-croate, l’anglais et le français, il arrive désormais parfaitement à se faire comprendre. Mais, à l’entendre, un homme a beaucoup fait pour sa progression. « Avoir Dragan avec moi, c’est un vrai plus. Je suis jeune, et tout le travail spécifique qu’on fait me fait progresser. Il me file un coup de main pour tout comprendre, même si ça va mieux maintenant » sourit Todor, qui a commencé le handball sur un autre coup du sort.

Natif de Serbie, celui qui a désormais la nationalité croate a débuté son parcours sportif au football. Jusqu’à ce coup de fil d’un entraineur du club de Baska Palanka à son père. « S’il veut venir, il peut essayer ! C’est ce qu’il a dit à mon père. J’y suis allé, j’ai bien aimé, et c’était parti. » Le club, un des plus réputés des Balkans dans les années 2000, a vu passer l’ancien Barcelonais Danijel Saric ainsi que le Toulousain Danijel Andjelkovic. Le centre de formation parfait, donc, pour un jeune joueur qui va bientôt mettre le cap sur le Metaloplastika, un autre club légendaire d’ex Yougoslavie, avant d’atterrir à Zagreb.

Dès son premier entrainement en Serbie, Todor occupe le poste de gardien de but. Et n’a jamais eu la chance de s’entrainer ne serait-ce qu’une fois dans le champ. « Franchement, ça ne me manque pas ! Peut-être qu’avec mon physique j’aurais pu être arrière gauche, mais je ne me suis jamais posé la question » dit-il, avant de revenir sur ses débuts professionnels. « Ma mère voulait absolument que je passe mon diplôme pour devenir assistant vétérinaire, alors je l’ai fait. C’était une des conditions pour devenir professionnel. »

Les animaux, c’est une des passions de Todor Jandric. « On en avait une dizaine chez mes parents, c’était presque un chenil ! Mon grand-père en avait plein aussi, et du coup, j’allais souvent les nourrir » se souvient le grand gaillard. S’il n’a pas encore de chien dans son appartement, cela ne devrait désormais plus tarder. Un bouledogue français aurait les faveurs de Todor et de sa compagne. Et concernant notre portier, son diplome pourrait bien lui servir, un jour ou l’autre. « Mon frère a le même que moi, et désormais il a une espèce d’ambulance vétérinaire en Serbie. Franchement, j’aimerais bien qu’on fasse ça tous les deux un jour, mais on verra, tout ça c’est encore loin ! »

Car Todor compte bien profiter du handball encore un peu, et avancer encore plus loin dans sa carrière. « Quand je suis parti, ma mère m’a dit de viser haut, car ce n’est que comme ça qu’on arrive à quelque chose. J’essaye juste de profiter de chaque instant, et d’être quelqu’un de bien. Pas trop prise de tête ! » termine-t-il. En vingt minutes d’entretien, il n’a pas une fois perdu son sourire. Non, vraiment, Todor Jandric est chez nous comme un poisson dans l’eau.

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