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« Le derby a changé mais il y a toujours cette notion de combat » Mohamed MOKRANI

Joueur historique du Championnat de France, l’ancien pivot Mohamed Mokrani a évolué dans les deux clubs val de marnais. Même s’il a surtout gagné des titres avec Ivry, « Momo » garde de très bons souvenirs de son passage à Créteil. Derby, après-carrière, on a parlé de tout avec celui qui deviendra Kiné dans peu de temps.

Mohamed, tu as arrêté ta carrière de joueur professionnel à Créteil en juin 2017. Que s’est-il passé pour toi depuis ce temps ?
M.M. : Après mon dernier match à Créteil, je suis retourné vivre à Dunkerque où j’ai entamé des études pour devenir kinésithérapeute. J’étudie à Lille. Cela se passe très bien, je suis actuellement en troisième année. Côté handball, j’ai raccroché définitivement il y a un an et demi parce que j’avais fait une petite année avec le club de Hazebrouck (N1). C’était surtout pour garder la forme, poursuivre le plaisir de jouer et cela me permettait de jouer de nouveau avec Sébastien Bosquet.

L’après-carrière était déjà un sujet important pour toi lorsque tu évoluais sur les terrains…
M.M. : Oui et je crois que cela doit le rester, notamment pour les jeunes générations. J’ai eu la chance au début de ma carrière, de pouvoir faire des études. Et pendant environ dix ans, j’ai pu me consacrer au handball. En termes de reconversion, d’après-carrière, c’est très important parce que cela apporte un équilibre. On ne sait pas combien de temps notre carrière va durer et financièrement, à la fin, à part certains, c’est difficile de vivre de ça. Je crois aussi que nous avons une seconde vie en dehors du handball.

Mercredi, Créteil reçoit Ivry pour le #ValdeMarnico. Un match que tu connais bien…
M.M. : Très bien, même pour l’avoir vécu de très nombreuses années, même en jeunes. Je trouve cependant que la notion de derby a beaucoup évolué. Avant, il y avait une forme de tension voire presque une animosité entre les deux clubs. L’environnement voulait peut-être ça, que ce match soit assez explosif avec des images de combat. De nos jours, les joueurs se connaissent bien, certains ont déjà joué ensemble. L’enjeu est plutôt de gagner les points. Mais le derby du Val de Marne reste un derby.
Le handball a changé aussi. Les arbitres gèrent davantage le match puisqu’ils sanctionnent beaucoup plus vite. L’agressivité est davantage canalisée au service du résultat. Il y a toujours cette notion de combat mais cette rivalité reste propre au jeu. À l’époque, il y avait des matchs à la limite de la provocation. Je me souviens de Guillaume Roche à Créteil, qui découpait pas mal (rires). Pierre-Yves Rigault, Frédéric Pons, des mecs comme ça étaient bien chauds. J’ai joué contre Yannick Limer, sans oublier Guéric Kervadec, Frédéric Louis, Benoit Henry, Benoit Peyrabout. Thierry Anti avait tendance à enflammer les débats. Cela permet à certains moments de faire déjouer l’adversaire. C’était des matchs agréables à jouer.

Bon, tu peux nous le dire, tu as de meilleurs souvenirs sous le maillot rouge et noir, non ?
M.M. : Disons que j’ai gagné plus de derbys avec Ivry parce que j’en ai joué beaucoup plus. Ce sont deux moments de ma carrière différents. Mais je garde d’excellents souvenirs de mon passage à Créteil. C’est toujours avec un grand plaisir que je reviens là-bas.

Tu es donc pour le Val de Marne ?
M.M. : C’est ça. Je ne suis d’ailleurs pas très favorable à une fusion. À part si les deux clubs n’ont pas le choix. Mais chaque club, avec son histoire et son identité, a sa place dans le handball francilien et français, dans l’histoire du Championnat de France.

Un pronostic ?
M.M. : Je vais essayer de suivre ça avec les révisions pour mes examens. Mais le prono est difficile parce que cela dépendra de plusieurs facteurs. Compte tenu des positions des deux équipes au classement, ce sera à celle qui gèrera le mieux le facteur émotionnel. Il faudra plutôt se concentrer sur le jeu. Après, Boïba Sissoko peut faire basculer le match, Mickaël Robin peut aussi, Mate Sunjic. Mais côté ivryen, cela dépendra de leur rendement défensif. À Créteil, je pense qu’il y a les moyens de faire un grand match. Cela dépendra de l’enjeu.

Ce sera la plus belle affluence d’un Créteil/Ivry depuis des années…
M.M. : Ouais, c’est beau. Ça va être sympa, j’aurais aimé être là. Mais je vais suivre ça sur beIN SPORTS.

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