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« Tout va bien, c’est juste le temps qui est long » Étienne Mocquais

En convalescence depuis sa blessure en septembre dernier, l’ailier gauche Étienne Mocquais travaille dur pour retrouver les pleines sensations de son genou. USCHB.fr est allé aux nouvelles d’un joueur consciencieux et impatient de revenir. L’occasion également de discuter sur la situation d’un sportif blessé de longue date.

En septembre dernier, tu t’es blessé sérieusement (rupture du ligament croisé du genou). Comment cela se passe pour toi depuis ?

E.M. : Un mois après la blessure contre Nancy, en attendant que le genou dégonfle et soit prêt musculairement parlant, je me suis fait opéré. Cela s’est déroulé le 20 octobre, je n’ai pas eu de douleurs. Tout s’est bien passé. Ensuite, j’ai eu un mois un peu galère parce que je ne pouvais pas bouger, avec des piqûres tous les jours, la jambe en l’air. Dès que j’ai retrouvé un peu de mobilité, j’ai pu marcher, cela a été mieux. J’ai repris la musculation, du haut du corps, au Palais des Sports, en parallèle de ma rééducation à l’INSEP.

Avec qui prépares-tu cette rééducation ?

E.M. : Les kinés du club de manière générale mais je suis surtout avec Arnaud qui travaille donc à l’INSEP. Mais je suis également suivi par Sylvia et Nicolas, à leur cabinet. En tout cas, à l’INSEP, il y a toutes les machines, le matériel nécessaire. J’y fais de la balnéothérapie une fois par semaine. Le reste du temps, je me fais manipuler le genou pour récupérer de la flexion et de l’extension. Sinon, c’est beaucoup de travail musculaire pour renforcer toute ma chaîne postérieure.

Quelles sont les échéances ?

E.M. : Dans un mois et demi, je cours. Déjà, ce sera pas mal. Ça me manque un peu. Enfin, surtout le handball (sourire). Ensuite, dans deux mois et demi, je vais travailler la course avec appuis, changements de direction. Rapidement, on va se rapprocher des six mois et du moment où je serai opérationnel.

Tu vas également te rapprocher du ballon…

E.M. : Oui mais je vais retrouver le terrain avant les six mois. Peut-être au cinquième. Ce ne sera que de petites sensations, du travail d’appui. Rien d’intensif mais ça me fera du bien de prendre la balle et shooter dans le but.

Tu restes proche du groupe ?

E.M. : Le premier mois, cela a été difficile. Depuis que je peux bouger, je viens régulièrement si ce n’est tous les jours pour la musculation et suivre l’entraînement.

As-tu parlé avec des joueurs qui ont connu cette blessure ?

E.M. : Oui. Je suis régulièrement en contact avec des joueurs connus ici : Quentin Minel et Erwan Siakam. Ils ont connu la même blessure ici. J’échange beaucoup avec eux, ça m’aide sur pas mal de choses. Ils me donnent des petits conseils « de vieux », on va dire, si telle ou telle douleur est normale…

Psychologiquement, comment cette blessure t’a atteint ?

E.M. : Au début, c’était très dur. Se dire que la saison est finie est compliqué. Au bout d’un mois, j’ai eu un coup de mou juste avant l’opération. Après, lorsque j’étais bloqué chez moi, c’était encore plus difficile. Mais dès lors que j’ai pu me déplacer tout seul, conduire, revenir à la salle, sortir, manger dehors, ça a été. Tu te fais une raison, au fait que tu es blessé et que tu dois tout faire pour revenir au mieux, pour ne pas récidiver. Tout va bien dans la tête, c’est juste le temps qui est long.

Y’a-t-il des objectifs de retour sous le maillot ?

E.M. : Le kiné a – je pense – pour objectif d’être à six mois, prêt pour le terrain. Mais je peux l’être à six mois comme à sept ou sept et demi. Il reste toutefois prudent et préfère que je revienne complètement armé. On dit souvent qu’on espère revenir le plus vite possible mais ce n’est pas le plus vite qu’il faut revenir mais le mieux. Je suis les résultats de l’équipe mais mon objectif n’est pas de rejouer cette saison, c’est plutôt d’être parfaitement rétabli quand je reviendrai sur le terrain.

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